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Site : www.ciml.univ-mrs.fr/Lab/Pierre.htm
Equipe labellisée Philippe PIERRE
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Nos travaux effectués au sein du Centre d’Immunologie de Marseille-Luminy (CNRS-INSERM-Université de la Méditerranée) sont focalisés sur les cellules dendritiques. Les cellules dendritiques (DCs sont les seules cellules aptes à stimuler les lymphocytes T et a démarrer une réponse immunitaire contre les pathogènes ou les cellules tumorales. Leurs propriétés uniques de régulation de l’immunité permettent d’envisager leur utilisation dans de nombreuses applications vaccinatoires contre le cancer ou de contrôle des maladies auto-immune. La détection de produits microbiens est nécessaire pour l’acquisition de leurs propriétés immunostimulatrices et nos travaux concernent la détection des produits microbiens par ces cellules et la traduction de cette détection en signaux permettant de coordonner la réponse immunitaire.
Nous nous focalisons particulièrement sur la biologie cellulaire de la présentation antigénique et la relation entre stress et immunité. Nous avons démontré que les cellules dendritiques activées accumulent spécifiquement des protéines nouvellement synthétisées, mal repliées et ubiquitinylées (DRiPs) dans des agrégats cytosoliques appelés «DALIS». Nous avons pu relier cette observation avec la régulation de l’autophagie en réponse aux signaux microbiens. Cette observation implique l’existence d’une régulation pour la présentation des antigènes endogènes sur les deux voies principales de la présentation antigénique (MHC I et MHC II) et permet d’envisager une meilleure efficacité dans les stratégies visant à rendre les tumeurs immunogènes.
Nous avons aussi progressé dans la caractérisation du rôle du facteur de stress GADD34, un co-facteur de la phosphatase-1, dans la production de cytokines (IFN-beta et IL-6) et démontré que cette molécule est nécessaire à la production de cytokines inflammatoires, souvent importante pour le développement cancéreux, et à la résistance des DCs aux conditions tolérogènes induites par les tumeurs, notamment la carence en acide aminés. Nous avons continué à développer la technologie SUnSET de mesure non-radioactive de la synthèse protéique (Schmidt et al, Nat Methods, 2009) et démontré que cette technique pouvait être utiliser in vivo dans l’animal entier permettant ainsi de mesurer l’activité cellulaire et sa transformation tumorale de manière nouvelle, notamment en révélant l’impact de l’environnement tumoral sur l’activation du système immunitaire.
Nos stratégies de recherche ont donc pour but de rendre les tumeurs plus visibles par le système immunitaire, de modifier l’environnement des tissus pour défavoriser le développement cancéreux et permettre à long terme leur éradication après chirurgie ou chimiothérapie.
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