La consommation quotidienne de tabac sous quelle que forme que ce
soit (cigarette industrielle ou tabac à rouler, pipe, cigares,
cigarillos, narguilés…), est le facteur responsable de la très grande
majorité des cancers du poumon. La proportion de cancers du poumon
directement causés par le tabac est de 85 % chez l’homme.
La durée de l’exposition à la fumée de tabac (nombre d’années pendant
lesquelles on a fumé) et donc l'âge de début (plus on commence tôt plus
la durée est grande) est quatre fois plus déterminante que la quantité
de cigarettes fumées. Autrement dit, il est beaucoup plus dangereux de
fumer 10 cigarettes par jour pendant 20 ans que de fumer 20 cigarettes
par jour pendant 10 ans.
Cette notion essentielle de durée du tabagisme comme facteur de
risque du cancer du poumon a une conséquence extrêmement positive : à
l’arrêt du tabagisme, le risque de survenue d’un cancer du poumon
diminue régulièrement avec le temps. Ce bénéfice est observé quel que
soit l’âge auquel on arrête de fumer et quelle que soit la quantité de
cigarettes fumées. Il n’est donc jamais trop tard pour arrêter même si
on a fumé beaucoup et longtemps.
Par ailleurs, il n’y a pas de seuil au-dessous duquel le risque de
cancer du poumon est nul ; autrement dit, ne fumer «que» 1 à 5
cigarettes par jour n’est pas sans risque. Vis-à-vis de ce risque, il
n’y a donc pas de «petit» ou de «gros» fumeur. L’objectif est d’arrêter
le plus tôt possible quelle que soit la quantité quotidienne de tabac
consommée. Le tabagisme passif, c’est-à-dire l’exposition d’un
nonfumeur à la fumée de cigarette, augmente de 30 % le risque de cancer
du poumon. On estime à quelques milliers, 3 à 5.000, le nombre de morts
par an liées au tabagisme passif principalement par des affections
cardio-vasculaires.
|