| Les leucémies |
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Les leucémies sont des affections hématologiques malignes caractérisées par la prolifération incontrôlée, dans la moelle osseuse, de cellules qui sont à l'origine des globules blancs du sang. Ces cellules passent le plus souvent dans le sang. Leur pronostic est très variable d’une forme à une autre. En France, en 2005, le nombre de nouveaux cas de leucémies a été de 6.306 (3.513 pour les hommes et 2.793 pour les femmes). La même année, la mortalité par leucémie a été de 3.792 décès (2.035 chez les hommes et 1.757 chez les femmes).
Les leucémies sont des affections hématologiques malignes caractérisées
par la prolifération incontrôlée, dans la moelle osseuse,
de cellules qui sont à l'origine des globules blancs du sang. Ces cellules
passent le plus souvent dans le sang. La formation des cellules du sangDepuis la cellule souche jusqu'aux globules "mûrs", il se déroule une succession d'évènements biologiques dont l'ensemble est appelé "hématopoïèse*", ou genèse des globules sanguins. Pour comprendre l'hématopoïèse, il est bon de rappeler la nature des globules contenus dans le sang (schéma ci-dessous).
Le sang est normalement composé de cellules matures qui ne se divisent plus :
La moelle osseuse : il s’agit d’une substance
semiliquide, contenue à l’intérieur des os (crâne,
vertèbres, bassin…) et où se fabriquent les globules rouges
et blancs, ainsi que les plaquettes. A l'origine des globules et des plaquettes,
coexistent dans la moelle osseuse des cellules souches, pluripotentes, à
des stades divers de maturation. On trouve ainsi des érythroblastes (précurseurs
des globules rouges), des lymphoblastes (qui deviennent successivement prolymphocytes
puis lymphocytes), des myéloblastes (qui évoluent en promyélocytes,
myélocytes puis granulocytes (lignée myéloïde), et
enfin des mégacaryocytes (précurseurs des plaquettes). Qu’appelle-t-on leucémie ?Une leucémie est l’accumulation et/ou la prolifération incontrôlée de cellules hématopoïétiques (c'est-à-dire d’une cellule à l’origine d’une lignée cellulaire) dans la moelle osseuse. Dans les leucémies aiguës, la lignée cellulaire, faite de cellules jeunes, immatures, envahissant la moelle osseuse, empêche la fabrication normale des autres cellules sanguines. Suivant qu’il s’agisse de la lignée des lymphocytes ou des polynucléaires, on parle de leucémies lymphoïdes ou de leucémies myéloïdes. Classification des leucémies Les quatre grands types de leucémies
Il faut distinguer :
Leur évolutionLe pronostic des leucémies aiguës a été progressivement transformé au cours des trente dernières années, avec une réduction remarquable du taux de mortalité, principalement pour les leucémies lymphoblastiques de l’enfant, dont le taux de guérison atteint près de 80 %. Toutefois ces progrès se font au prix de traitements lourds et agressifs. Les leucémies ont-elles des causes connues ?Dans la grande majorité des cas, on ne connaît pas la cause exacte d’une leucémie. Mais certains facteurs ont pu être identifiés comme pouvant favoriser, dans certaines circonstances, la survenue d’une leucémie :
Comme pour tout cancer, il n'y a qu'exceptionnellement une cause unique. Les leucémies chroniquesC’est la prolifération et/ou l’accumulation d’une lignée cellulaire dans la moelle osseuse (on parlera de syndrome myéloprolifératif ou lymphoprolifératif) se traduisant par un taux anormalement élevé de globules blancs (lymphocytes ou polynucléaires) dans le sang mais sans présence de cellules blastiques, c'està-dire de cellules immatures. On en distingue deux formes principales :1/ Les leucémies lymphoïdes chroniques (LLC)Il s’agit d’une accumulation anormale de la lignée lymphoïde avec un taux anormalement élevé de lymphocytes dans le sang. Les lymphocytes atteints sont dans la grande majorité des lymphocytes de type B, peu différents des cellules normales. Ces LLC sont peu évolutives et, comme elles surviennent le plus souvent après 60 ans, leur pronostic est assez favorable dans la majorité des cas. Les signes d'alarme sont variables : fatigue, adénopathies (augmentation de volume des ganglions) siégeant dans les divers territoires (cou, creux axillaires*, creux inguinaux*). Parfois, c’est le médecin qui, en examinant l’abdomen, découvre une grosse rate ou un gros foie, ou encore, à l'examen de la gorge, de grosses amygdales. Mais bien souvent, le diagnostic est fait par une simple numération de la formule sanguine (N.F.S.) faite en routine.
La numération formule sanguine est l'examen microscopique
et le comptage des éléments du sang, prélevés par
une simple prise de sang. En cas de LLC, cette numération va montrer
un taux très élevé de lymphocytes. La ponction de moelle
osseuse n’est pas nécessaire au diagnostic, celui-ci pouvant se
faire sur le sang. Le traitement de la LLC dépend du degré d’évolution de la maladie, défini selon trois stades :
Dans les formes simples, asymptomatiques (stade A), on se contente d'une simple surveillance. Le traitement ne s'impose que dans les formes plus sévères (stades B et C). Il repose sur la chimiothérapie :
Les traitements les plus actifs peuvent être toxiques pour les globules du sang et les défenses immunitaires. Ces traitements freinent la maladie un certain temps mais ne sont pas curatifs. Plus récemment, une nouvelle classe de médicaments est apparue : il s'agit d'anticorps monoclonaux comme le rituximab donné en association avec la fludarabine et le cyclophosphamide, et comme l’alentuzumab, commercialisé en France pour les patients en échec de la chimiothérapie, et provoquant la destruction spécifique des lymphocytes. Etre atteint d’une L.L.C. est compatible pendant très longtemps, la plupart du temps, avec une vie normale. Il faut souligner chez ces sujets la fréquence de certaines maladies virales comme le zona et le danger des vaccins vivants. Dans le passé, la vaccination antivariolique a entraîné chez de tels patients des accidents mortels.
Certaines affections proches de la LLC, comme la maladie lymphoplasmocytaire
de Waldenström ou la leucémie à cellules chevelues (hairy
cell leukemia ou tricholeucémie) ont une symptomatologie propre et des
traitements spécifiques. 2/ Les leucémies myéloïdes chroniques (LMC)Elles sont bien différentes des LLC dans leur mécanisme, leur traduction clinique et surtout leur évolution. En effet, la leucémie myéloïde chronique, prolifération des globules blancs de la série des granulocytes (polynucléaires) est associée à une anomalie chromosomique précise (le chromosome de Philadelphie) où une partie du chromosome 22 se fixe sur le chromosome 9, entraînant ainsi des perturbations génétiques à l’origine de la LMC.
Les signes d'alarme Dans 50 % des cas, c'est une numération sanguine systématique ou faite pour une toute autre cause qui découvre l'importante leucocytose (élévation du taux de leucocytes), associée à la présence de cellules normalement présentes dans la moelle mais pas dans le sang. Le diagnostic sera fait à partir de l'examen des chromosomes (par un caryotype), montrant le chromosome anormal (sur le sang, voire éventuellement sur un prélèvement de moelle osseuse) et par un examen de biologie moléculaire objectivant la translocation. L'évolution est plus ou moins longue, mais va se faire inexorablement vers une aggravation, avec fatigue, état fébrile, montée importante du taux de leucocytes, puis passage à la forme aiguë, marquée par le passage dans le sang de cellules immatures de la moelle, les blastes. Le traitement est systématique et plus agressif que dans la LLC car le pronostic vital est menacé. Une vraie révolution dans les traitements anticancéreux est survenue au cours de ces dernières années avec les "thérapeutiques ciblées" : il s'agit de médicaments agissant sur certains signaux commandant la croissance des cellules et qui sont hyper-exprimés dans certains cancers. L'imatinib est l'une de ces molécules, très efficace dans le traitement des leucémies myéloïdes chroniques, y compris en transformation aiguë. Elle est à présent systématiquement proposée en première intention, car plus efficace, mieux tolérée et plus aisée d’administration (voie orale) que l’interféron. Les sujets jeunes, résistants à l’imatinib, peuvent se voir proposer une greffe de moelle (s’il y a un donneur compatible dans leur fratrie ou au sein des banques de donneurs). 3/ Autres syndromes myéloprolifératifs
La fibrose médullaire avec hématopoïèse splénique
et la polyglobulie de Vaquez font également partie des syndromes myéloprolifératifs
mais ne comportent pas la même anomalie chromosomique. Ces maladies s’accompagnent
par contre souvent d’une anomalie génétique caractéristique,
la mutation (V617F) du gène JAK2. Les leucémies aiguësElles sont caractérisées par la prolifération incontrôlée dans la moelle osseuse de cellules souches d’une lignée hématopoïétique avec un arrêt de leur différentiation. Des cellules immatures sont alors déversées dans le sang. Une leucémie aiguë peut toucher la lignée lymphoïde (leucémie aiguë lymphoblastique) ou la lignée myéloïde (leucémie myéloïde aiguë ou myéloblastique). Les leucémies aiguës lymphoblastiques atteignent plus souvent le jeune enfant (80 %) alors que la leucémie myéloblastique est le fait de l'adulte et peut survenir à tout âge. Dans 95 % des cas, on ne retrouve pas de cause précise. Dans de rares cas, on peut incriminer une maladie génétique prédisposante (trisomie 21, ataxie-télangiectasie), une exposition à des radiations, ou encore une infection par certains virus très particuliers. Le diagnostic repose impérativement sur l’examen de la moelle osseuse (myélogramme*) obtenue par ponction au niveau du sternum ou de l’os iliaque. 1/ Les leucémies aiguës lymphoblastiques de l’enfantLe pronostic des leucémies aiguës lymphoblastiques de l’enfant est plutôt favorable puisque le taux de guérison dépasse actuellement 80 %. Les signes d'alarme sont plus ou moins sévères, sou-vent d'apparition plus ou moins rapide :
Parfois même, la maladie est découverte du fait de la localisation à divers organes comme les méninges ou les testicules. Le diagnostic sera évoqué à partir de la numération formule sanguine montrant des anomalies majeures : anémie, granulopénie, thrombopénie et surtout une prolifération de la lignée lymphocytaire avec passage dans le sang de formes jeunes, les lymphoblastes. L'examen de la moelle osseuse (myélogramme) est l'examen clef qui confirme et précise le diagnostic en montrant un envahissement massif de la moelle par les cellules malignes. La ponction sternale est la ponction du sternum, un os plat où la moelle est abondante. Superficiel, juste sous la peau du thorax, et donc facilement accessible, cet os sera ponctionné à l'aide d'un "trocart" (aiguille creuse) après une anesthésie locale et, si possible, sous analgésie par inhalation au masque d’un mélange de gaz (oxygène et protoxyde d’azote), le MEOPA. Il s'agit d'un geste simple, bref, ne nécessitant pas d’hospitalisation. Cette ponction montrera une prolifération anormale de cellules dans la moelle. Enfin, une étude du caryotype, c'est-à-dire de la constitution des chromosomes, permet de déceler diverses anomalies possibles, dont certaines ont une valeur pronostique. Les signes défavorables sont cliniques (âge, grosse rate, ganglions volumineux, nombre élevé de lymphoblastes dans le sang) et biologiques (variétés d’expression des antigènes à la surface des blastes, anomalies chromosomiques). Des infiltrats leucémiques viscéraux seront recherchés au niveau des poumons (radiographie du thorax), des testicules, du système nerveux central (méninges) se traduisant par des maux de tête, des troubles oculaires, des vomissements, une somnolence, diverses paralysies. Le diagnostic de ces localisations neurologiques est porté par l'examen du liquide céphalorachidien (effectué par ponction lombaire).
Au terme de ce bilan, on peut évaluer la gravité, en fonction
de l'âge de l'enfant (plus grave si moins de 2 ans ou plus de 10 ans),
du taux de lymphoblastes, dans le sang, du degré de gravité hématologique,
des signes cliniques et biologiques, ainsi que de certaines anomalies chromosomiques.
Les traitementsAdaptés en fonction du type de leucémie aiguë lymphoblastique, ils sont déterminés par les examens du bilan. L'élément majeur du traitement est la chimiothérapie associant plusieurs produits. Le traitement comporte 4 phases majeures :
Au total, il s'agit d'un traitement d'environ 18 mois. La période de
traitement actif sera suivie d'une surveillance régulière
durant au moins 5 ans pour dépister une éventuelle rechute. Une rechute peut :
Une des complications relativement fréquente est une localisation méningée, ou encore testiculaire. Le traitement est alors, chaque fois que possible, une greffe de moelle allogénique, c'est-à-dire d'un donneur dit compatible, qui est le plus souvent l'un des frères et sœurs. La greffe de moelle, pour pouvoir "être acceptée" par le malade, nécessite un conditionnement de celui-ci, c'est-à-dire la suppression de toutes ses défenses immunitaires par une chimiothérapie courte et intense (± radiothérapie). La conséquence en est donc une "aplasie" (arrêt de fonctionnement de la moelle) jusqu'à ce que la moelle injectée ait eu le temps de repeupler la moelle du malade receveur. Durant cette période, ce dernier est en état de moindre défense face aux infections bactériennes, virales, parasitaires. Il est nécessaire de l’isoler en chambre stérile durant plusieurs semaines. En l’absence de donneur compatible, on peut avoir recours au sang du cordon ombilical, plus facile à accepter au plan immunitaire mais moins riche que la moelle en cellules souches et réservé par conséquent au jeune enfant.
S’il est impossible de trouver un donneur compatible, on peut aussi pratiquer
une "autogreffe" de moelle prélevée sur le patient lui-même
lorsqu'il est en phase de rémission complète ou une greffe de
cellules jeunes dites "cellules souches" prélevées sur
le sang du patient lui-même. 2/ Les leucémies aiguës lymphoblastiques de l’adulteLeur évolution est moins favorable que chez l’enfant. Leur biologie est souvent différente puisqu’on retrouve le chromosome Philadelphie dans une proportion non négligeable de leucémies apparemment lymphoblastiques de l’adulte. 3/ Les leucémies myéloïdes aiguësPlus rares chez l'enfant (20 % des leucémies), elles s'observent plus volontiers chez l'adulte. Elles sont caractérisées par la prolifération des cellules jeunes normalement destinées à devenir des polynucléaires, des monocytes, des plaquettes ou encore des globules rouges. La classification des différents types de leucémies myéloïdes aiguës repose sur l’aspect des blastes et l’expression variée d’antigènes à leur surface (définissant divers sous-types : M0, M1, M2… à M7) mais aussi sur la présence de certaines anomalies chromosomiques. Le caractère inaugural de la maladie, ou sa survenue au décours d’une maladie chronique de la moelle osseuse, intervient également. Le diagnostic est suspecté à partir de la numération de la formule sanguine qui peut montrer soit un chiffre de globules blancs très élevé, avec présence de formes jeunes anormales, soit un taux très bas de leucocytes (leucopénie), mais aussi des plaquettes (thrombopénie) et des globules rouges (anémie). Le diagnostic sera affirmé par le myélogramme, montrant une infiltration de cellules "blastiques".
Le traitement de base est une chimiothérapie souvent lourde, associant
divers produits. Elle comportera successivement une phase d'induction, suivie
d’une consolidation, voire d'une intensification par greffe de moelle
d’un donneur compatible, ou de cellules souches prélevées
chez le patient, chez les patients jeunes si une rémission complète
est obtenue. 4/ Les leucémies à promyélocytesElles sont caractérisées par des anomalies génétiques et des signes cliniques spécifiques : leur traitement se distingue de celui des autres leucémies myéloblastiques. 5/ Les myélodysplasies
Chez l’adulte, en particulier chez l’adulte âgé, on
observe des dysfonctionnements de la moelle ou myélodysplasies qui se
traduisent par une anémie réfractaire, une diminution dans le
sang des polynucléaires et des plaquettes, alors même que le pourcentage
de cellules morphologiquement anormales dans la moelle parait modeste. Ces maladies,
de traitement difficile, nécessitent souvent des transfusions répétées
et peuvent évoluer vers une leucémie aiguë. Les différents types de greffe de moelle osseuse
Le principe est de réimplanter chez le malade des cellules jeunes hématopoïétiques
capables de "prendre la place" des cellules malades que l'on aura
préalablement détruites par chimiothérapie (plus, éventuellement,
par radiothérapie) et de repeupler la moelle osseuse du receveur avec
ces cellules saines. De plus, la greffe de moelle a une action antileucémique
par elle-même, du fait des propriétés de défense
immunitaire des cellules injectées. 1/ Les transplantations de moelle osseuse.Elles peuvent être allogéniques (greffe de cellules d’un donneur) ou autologues (greffe de cellules du malade) :
2 / Les greffes de cellules souches autologuesElles consistent à recueillir des cellules souches «poussées» hors de la moelle osseuse vers le sang grâce à l'injection de "facteurs de croissance hématopoïétiques". Ces cellules sont collectées chez le patient alors qu'il est en rémission complète, lors d’un prélèvement de sang effectué par circulation extracorporelle ; les cellules souches provenant de la moelle sont alors recueillies grâce à un séparateur de cellules qui restitue ensuite le reste du sang au patient. Cette technique est également applicable aux donneurs sains. Les cellules souches prélevées seront conservées au grand froid, jusqu'à leur utilisation.
La greffe de ces cellules souches, une fois décongelées,
se fait par une simple perfusion intraveineuse. 3 / Les complications des greffes de moelle osseuseLes complications initiales majeures sont liées à l'aplasie (arrêt de production de cellules médullaires entraînant la chute des globules sanguins) due à la chimiothérapie réalisée juste avant la greffe (que l’on appelle le conditionnement myélo-ablatif). En effet, entre la greffe et la restauration sanguine, il se passe un certain temps (2 à 6 semaines suivant le type de greffe). Durant cette période, le malade reste très fragile et vulnérable à toutes les infections, bactériennes, virales ou dues à des champignons. Il doit donc être mis en milieu protégé : chambre et environnement stérile sous flux laminaire*, isolement, alimentation stérile, souvent par voie veineuse car il peut exister une mucite (inflammation de la muqueuse de la bouche) très douloureuse. Il reçoit aussi une antibiothérapie massive et multiple. Mais un autre type de complications guette les patients qui ont reçu une greffe allogénique : c'est la réaction des cellules immunitaires greffées qui réagissent contre les cellules du receveur : c'est la réaction du greffon contre l'hôte. Aléatoire, elle peut survenir à partir de la 2e semaine. Elle est d'autant plus fréquente et sévère que les cellules du donneur et du receveur diffèrent et que l'âge du receveur est élevé. Elle peut se marquer par une éruption cutanée (rash), une diarrhée, une atteinte hépatique. Elle justifie un traitement préventif systématique par des agents immunodépresseurs comme la ciclosporine. Après quelques semaines d'hospitalisation, lorsque la formule sanguine sera à peu près normalisée et l'état du patient amélioré, la sortie sera autorisée, mais sous couvert de grandes précautions et d'une surveillance médicale rigoureuse. Des complications tardives et chroniques peuvent encore survenir, notamment cutanées, oculaires… Mais toutes ces difficultés et risques ne doivent pas faire oublier que les greffes de moelle osseuse permettent de guérir bien des enfants et des adultes, qui mèneront ensuite une vie normale. |